Ce mardi 5 avril marque l'ouverture à Nancy du salon de tatouage « Sanctus Tattoo », où officieront (au moins) deux néo-nazis notoires.

La simple vue du flyer annonçant l'ouverture du salon suffit à mettre la puce à l'oreille : parmi les 5 photos de tatouages retenues pour l'illustrer, le choix d'un imposant tatouage inspiré du film 300 n'est pas anodin. Beaucoup de nationalistes se rêvent ainsi, tels une poignée de Spartiates, dernier rempart contre des hordes perses fantasmées qui chercheraient à envahir l'Europe.

En cherchant un peu, on découvre très vite le pot aux roses : aucun doute à avoir, les deux tatoueurs du salon sont néo-nazis. Nous voilà fixés.

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Conférence-débat à la MJC étoile à Vandoeuvre, samedi 27 février à 15h: venez nombreux.es!

 

L'affiche (A4) en pdf

Le flyer (A6) en pdf

Ambiance guerrière et état d'urgence, voici quatre affiches du BAF Nancy pour rappeler qu'en cette période de fêtes il n'y a pas que des réveillons. À imprimer et offrir, distribuer, coller (sur les espaces prévus à cet effet). Sans modération!

 

Affiche 1 bombes

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Affiche 2 ennemis des peuples

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Affiche 3 état d'urgence

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Affiche 4 sécuritaire

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Pierre Gattaz, le patron du Medef, s’est fendu d’une critique du Front national abondamment relayée par les médias : "Je ne m'exprime pas sur la politique mais sur le programme économique du Front national (FN). Et là, je dis attention, car il me rappelle étrangement le programme commun de la gauche de 1981, et je ne suis pas d'accord, poursuit-il. Extrême droite, extrême gauche, c'est la même chose: Mélenchon-Le Pen, même combat. En 1981, ça nous a mis dans le mur pendant deux ans. Ne recommençons pas".

 

En fait on se demande quelle campagne fait le Medef. Il voudrait faire campagne pour le FN qu'il ne ferait pas mieux. Rendez-vous compte! Un parti semblable au PS de l'époque du Programme commun avec le PCF, quand on se rappelle l'espoir populaire que cela représentait – certes un espoir vite trahi, comme Gattaz le dit lui-même : au bout de deux ans, c'était le tournant de la rigueur, et les revendications patronales ont repris le dessus. Reste qu'aujourd'hui, quand le FN prétend peu ou prou être le premier parti ouvrier, le Medef vient lui offrir un bon coup de main.

 

Ne nous y trompons pas. Aujourd’hui bien évidemment, le grand patronat français joue la carte européenne et ne partage pas l’option du repli national préconisée par le FN. Pour autant, cela ne fait pas du FN un parti dans le camp des travailleurs. En stigmatisant les personnes issues de l’immigration, les musulman.e.s, les chômeur.se.s, en défendant le « patriotisme économique » contre l’Union européenne, le FN contribue à détourner la colère sociale sur de faux objectifs. En cela, il rend un immense service au patronat.

 

Aujourd’hui le Medef ne semble pas prêt à lui confier les clefs de la maison. Mais avec l’aggravation de la crise et des tensions sociales, il y a fort à parier qu’il saura adapter sa stratégie et trouver des vertus à l’extrême droite pour une mise au pas durable de toute la société.